Avant, se préparer pouvait être un plaisir.
Un peu de maquillage.
Du mascara.
Une crème qui sent bon.
Un rouge à lèvres pour se sentir jolie… même les mauvais jours.
Et puis un jour, même ça, la maladie nous l’enlève.
Les yeux deviennent trop secs.
Le maquillage brûle.
La peau réagit à tout.
Les allergies apparaissent sans prévenir.
Le mascara fait pleurer.
Les crèmes irritent.
Alors on arrête.
Pas par envie.
Par obligation.
Et doucement, on regarde aussi son visage changer.
La peau devient terne.
Fatiguée.
Comme si le corps entier criait son épuisement.
Les cils tombent.
Les cheveux changent.
Le regard paraît vide certains jours, simplement parce qu’on manque de force.
Et derrière tout ça, il y a une immense tristesse qu’on garde souvent pour soi.
Parce que oui… perdre une partie de sa féminité, même temporairement, ça fait mal.
Très mal.
Quand on ne peut plus se maquiller.
Quand on ne supporte plus les parfums.
Quand même prendre soin de soi devient compliqué.
On finit parfois par ne plus se regarder comme une femme…
mais seulement comme un corps malade.
Pourtant, derrière cette peau fatiguée et ces yeux irrités, il y a toujours toi.
Une femme qui traverse quelque chose d’extrêmement lourd.
Une femme qui continue malgré la douleur.
Une femme qui se bat chaque jour alors que son corps lui complique déjà tout.
Et ça demande une force immense.
Je crois qu’on devrait parler davantage de cette partie-là des maladies auto-immunes.
De ce qu’elles font à notre image.
À notre confiance.
À notre féminité.
À notre miroir.
Parce qu’on ne perd pas seulement de l’énergie.
On perd parfois la sensation d’être encore “nous”.
Mais même dans cette version fatiguée de toi…
tu restes digne d’être regardée avec douceur. ✨





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