Ma Vie Auto-immune

Vivre chaque jour avec une maladie auto-immune, entre fatigue, courage et vérité.


“Je ne me maquille même plus…”

Avant, se préparer pouvait être un plaisir.
Un peu de maquillage.
Du mascara.
Une crème qui sent bon.
Un rouge à lèvres pour se sentir jolie… même les mauvais jours.
Et puis un jour, même ça, la maladie nous l’enlève.
Les yeux deviennent trop secs.
Le maquillage brûle.
La peau réagit à tout.
Les allergies apparaissent sans prévenir.
Le mascara fait pleurer.
Les crèmes irritent.
Alors on arrête.
Pas par envie.
Par obligation.
Et doucement, on regarde aussi son visage changer.
La peau devient terne.
Fatiguée.
Comme si le corps entier criait son épuisement.
Les cils tombent.
Les cheveux changent.
Le regard paraît vide certains jours, simplement parce qu’on manque de force.
Et derrière tout ça, il y a une immense tristesse qu’on garde souvent pour soi.
Parce que oui… perdre une partie de sa féminité, même temporairement, ça fait mal.
Très mal.
Quand on ne peut plus se maquiller.
Quand on ne supporte plus les parfums.
Quand même prendre soin de soi devient compliqué.
On finit parfois par ne plus se regarder comme une femme…
mais seulement comme un corps malade.
Pourtant, derrière cette peau fatiguée et ces yeux irrités, il y a toujours toi.
Une femme qui traverse quelque chose d’extrêmement lourd.
Une femme qui continue malgré la douleur.
Une femme qui se bat chaque jour alors que son corps lui complique déjà tout.
Et ça demande une force immense.
Je crois qu’on devrait parler davantage de cette partie-là des maladies auto-immunes.
De ce qu’elles font à notre image.
À notre confiance.
À notre féminité.
À notre miroir.
Parce qu’on ne perd pas seulement de l’énergie.
On perd parfois la sensation d’être encore “nous”.
Mais même dans cette version fatiguée de toi…
tu restes digne d’être regardée avec douceur. ✨



2 réponses à « “Je ne me maquille même plus…” »

  1. bonsoir, je comprends vos propos étant dans la même problématique, toutefois je mets un bémol, ce n est pas un cancer avec traitement agressif et risque de vie ou de mort…je dis cela car je suis aidante de mon époux atteint d’un cancer de la moelle osseuse, et croyez moi on relativise…nis douleurs sont moindres certes handicapantes mais pas au même point, nous on ne risque pas la fracture dite de fatigue ou pathologique, aussi mieux vaut regarder ce qu il se passe ailleurs que trop se regarder.

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    1. Je comprends ce que vous voulez dire, et je suis d’accord sur le fait qu’il y a malheureusement des situations encore plus lourdes et plus graves.
      Mais le cancer nous a aussi pris un être très proche… à seulement 21 ans. J’ai été aidante moi aussi. J’ai vu l’envers du décor, les traitements, la peur, la souffrance, l’impuissance.
      Et justement, après avoir vécu ça, je pense qu’il ne faut jamais minimiser la douleur de quelqu’un, qu’elle soit physique ou invisible.
      Les maladies chroniques et auto-immunes ne sont pas un cancer, c’est vrai, mais elles peuvent malgré tout briser une vie, un moral, une identité, jour après jour.
      Ce n’est pas une compétition de souffrance.
      On a tous nos combats, et chacun mérite d’être entendu avec bienveillance.

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