✍️ Parce que ce n’est pas parce que je souris… que je vais bien. Parce qu’il y a des douleurs qu’on cache. Et d’autres qu’on n’a même plus la force d’expliquer.
Mon sourire est devenu un réflexe
Je souris pour ne pas inquiéter.
Je souris parce que c’est plus simple que d’expliquer.
Je souris à mes enfants, à mes proches, à mon médecin, parfois même à moi-même dans le miroir.
Mais souvent, je souris pendant que mon corps hurle.
Derrière le sourire, il y a la fatigue
Pas celle qu’on connaît tous après une longue journée.
Mais cette fatigue qui colle à la peau. Qui fait peser les bras, les jambes, les paupières.
Celle qui me fait me lever avec l’impression d’avoir déjà tout donné.
Et pourtant… je souris.
Derrière le sourire, il y a la douleur
Pas toujours localisée. Pas toujours “forte” selon l’échelle qu’on me donne en cabinet.
Mais constante. Présente. Tapie sous ma peau.
Et comme elle ne se voit pas, alors je souris. Pour qu’on n’insiste pas. Pour qu’on me laisse tranquille.
Ce n’est pas de la comédie
Je ne fais pas semblant.
Je survis. Je compose. J’adapte.
Et j’ai appris à ne pas me plaindre. À dire que “ça va”, parce que c’est plus simple. Parce que j’ai peur d’être jugée, ou de déranger.
Mais ici, j’ose le dire : non, ça ne va pas toujours. Et c’est ok de le dire.
Et toi ?
Peut-être que tu souris aussi. Peut-être qu’autour de toi, on ne voit rien.
Mais moi, je sais.
Et je te vois. Même si tu ne dis rien.



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