âïž Parce que ce nâest pas parce que je souris⊠que je vais bien. Parce quâil y a des douleurs quâon cache. Et dâautres quâon nâa mĂȘme plus la force dâexpliquer.
Mon sourire est devenu un réflexe
Je souris pour ne pas inquiéter.
Je souris parce que câest plus simple que dâexpliquer.
Je souris Ă mes enfants, Ă mes proches, Ă mon mĂ©decin, parfois mĂȘme Ă moi-mĂȘme dans le miroir.
Mais souvent, je souris pendant que mon corps hurle.
DerriĂšre le sourire, il y a la fatigue
Pas celle quâon connaĂźt tous aprĂšs une longue journĂ©e.
Mais cette fatigue qui colle Ă la peau. Qui fait peser les bras, les jambes, les paupiĂšres.
Celle qui me fait me lever avec lâimpression dâavoir dĂ©jĂ tout donnĂ©.
Et pourtant⊠je souris.
DerriĂšre le sourire, il y a la douleur
Pas toujours localisĂ©e. Pas toujours âforteâ selon lâĂ©chelle quâon me donne en cabinet.
Mais constante. Présente. Tapie sous ma peau.
Et comme elle ne se voit pas, alors je souris. Pour quâon nâinsiste pas. Pour quâon me laisse tranquille.
Ce nâest pas de la comĂ©die
Je ne fais pas semblant.
Je survis. Je compose. Jâadapte.
Et jâai appris Ă ne pas me plaindre. Ă dire que âça vaâ, parce que câest plus simple. Parce que jâai peur dâĂȘtre jugĂ©e, ou de dĂ©ranger.
Mais ici, jâose le dire : non, ça ne va pas toujours. Et câest ok de le dire.
Et toi ?
Peut-ĂȘtre que tu souris aussi. Peut-ĂȘtre quâautour de toi, on ne voit rien.
Mais moi, je sais.
Et je te vois. MĂȘme si tu ne dis rien.



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