Bonjour à tous,
Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’une émotion dont on ne parle pas assez quand on vit une maladie auto-immune : la colère.
Oui… la colère qu’on peut ressentir le jour où on nous annonce enfin ce qu’on a.
Pour beaucoup, on croit qu’on sera soulagé·e d’avoir enfin un nom à mettre sur les douleurs. Mais dans la réalité, c’est souvent tout l’inverse.
Pourquoi on ressent cette colère ?
Parce qu’on ne s’attendait pas à ça.
Parce qu’on espérait un petit traitement et que tout rentre dans l’ordre.
Parce qu’on comprend qu’il n’y a pas de “guérison” au sens classique, et que ce sera un long chemin.
Beaucoup de personnes m’ont déjà confié avoir ressenti cette même chose.
« J’ai passé des mois à supplier qu’on m’écoute… et quand enfin le médecin a mis un mot sur ce que j’avais, j’ai eu envie de tout envoyer valser. Je voulais qu’il se trompe. »
« Je suis rentrée chez moi, j’ai claqué la porte et j’ai pleuré pendant des heures. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »
C’est normal. C’est humain.
On est en colère parce qu’on en veut à son corps. Parce qu’on en veut aux médecins qui n’ont pas vu plus tôt. Parce qu’on se sent trahi·e et qu’on ne contrôle plus rien.
Des exemples de ce qu’on peut ressentir
💬 Une colère contre les proches qui disent “au moins tu sais maintenant” alors qu’on ne se sent pas mieux.
💬 Une colère contre soi-même, pour avoir “raté” des signes ou pensé que ce n’était rien.
💬 Une colère sourde contre la vie elle-même. Pourquoi les autres sont en bonne santé et pas moi ? Pourquoi est-ce que moi, je dois me battre au quotidien ?
Parfois cette colère ne ressemble même pas à de la rage. Ça peut être une froideur, une envie de tout laisser tomber, de ne plus voir personne.
Ce que j’ai appris
J’ai compris qu’il ne fallait pas chercher à la bloquer. Plus on veut “l’étouffer”, plus elle ressort.
Alors je l’ai écrite. Parfois, j’ai crié dans ma voiture, seule. J’en ai parlé avec des gens qui comprenaient. Et petit à petit, elle a diminué. Elle revient parfois, mais je sais maintenant que c’est une étape normale.
🌷 3 petites astuces pour calmer la colère
📝 1. Écrire ce que vous ressentez
Prenez un carnet ou même une feuille, et écrivez tout ce que vous avez sur le cœur, sans vous censurer. Mettez des mots sur ce qui vous met en colère, ce que vous trouvez injuste, ce que vous auriez voulu. Ensuite, vous pouvez la garder… ou la déchirer. Rien que l’acte d’écrire soulage.
🚶♀️ 2. Bouger un peu, juste pour évacuer
On n’a pas toujours la force, mais parfois juste marcher 10 minutes dehors, faire un tour du pâté de maison ou même bouger chez soi en musique aide à faire circuler cette énergie qui “coince”. La colère, c’est une énergie : mieux vaut la faire sortir que la garder à l’intérieur.
💬 3. Trouver quelqu’un qui comprend
Parler à une personne qui a vécu la même chose (groupe Facebook, forum, ou même ici en commentaire) fait un bien fou. Rien que d’entendre “moi aussi, j’ai ressenti ça” peut apaiser et rassurer. Vous n’êtes pas seul·e.
Ce que je veux vous dire
Si aujourd’hui vous ressentez cette colère, ne croyez pas que vous êtes “faible” ou “ingrat”.
Vous êtes juste humain·e.
Vous venez de prendre un coup et votre esprit a besoin de temps pour digérer.
Prenez soin de vous. Ne restez pas seul·e. Écrivez, parlez, pleurez si vous en avez besoin. Et rappelez-vous : on finit toujours par trouver une façon d’avancer malgré tout.
Et vous ?
Est-ce que vous aussi vous avez ressenti cette colère ? Est-ce qu’elle est encore là ? Ou est-ce qu’elle s’est transformée en autre chose avec le temps ?
N’hésitez pas à en parler en commentaire ou à m’envoyer un petit message.
On est là pour se soutenir.
Avec bienveillance,
Stéphanie




Répondre à steph Annuler la réponse.