Ma Vie Auto-immune

Vivre chaque jour avec une maladie auto-immune, entre fatigue, courage et vérité.


đŸŒ· Une journĂ©e dans ma peau

On me demande souvent Ă  quoi ressemble une journĂ©e dans la peau de quelqu’un qui vit avec une maladie auto-immune. Alors aujourd’hui, je vous raconte. Sans filtre, juste la vĂ©ritĂ©.

Une journée dans ma peau

Beaucoup de gens me demandent Ă  quoi ça ressemble, une journĂ©e dans la peau de quelqu’un qui vit avec une maladie auto-immune.
Alors aujourd’hui, j’ai dĂ©cidĂ© de vous la raconter. Sans filtre. Sans fard. Juste
 la vĂ©ritĂ©.


Le matin

Le rĂ©veil sonne. Je l’entends
 mais mon corps, lui, ne veut pas bouger.
J’ai l’impression d’avoir couru un marathon la veille, alors que je n’ai presque rien fait. Mes articulations sont raides, mes yeux sont secs, ma tĂȘte est dĂ©jĂ  lourde.
Je prends mon temps. Je m’assois au bord du lit, et je respire. Souvent, je me dis que c’est dĂ©jĂ  une petite victoire d’avoir mis les pieds par terre.

Je me prĂ©pare doucement. Une douche pour dĂ©lier mes muscles. Un petit-dĂ©jeuner que j’essaie de rendre le plus Ă©quilibrĂ© possible, mĂȘme si je n’ai pas faim.
Et puis je m’habille, en adaptant mes vĂȘtements Ă  ce que mon corps supporte aujourd’hui.


La journée

Chaque jour est différent.
Certains jours, je peux faire un peu de ménage, quelques courses, écrire, parler à des proches.
D’autres, je suis clouĂ©e au canapĂ©, avec des douleurs qui brĂ»lent, une fatigue qui m’écrase, une impression d’ĂȘtre dans le brouillard.

Je souris. Je fais semblant d’aller bien. Parce que c’est plus simple. Mais Ă  l’intĂ©rieur, je me bats contre la colĂšre, la frustration, la peur aussi.

Je prends mes traitements, mes complĂ©ments, j’essaie de boire assez, de bouger un minimum. Je rĂ©ponds aux messages quand j’ai la force.
Et parfois, je m’en veux de ne pas pouvoir en faire plus.


Le soir

Le soir arrive et je suis déjà épuisée. Mon énergie est partie depuis longtemps.
Je dßne léger. Je prends une douche chaude pour calmer mes douleurs. Et je me glisse dans mon lit en espérant que la nuit me sera douce.
Parfois je m’endors rapidement. D’autres fois, la douleur m’empĂȘche de trouver le sommeil.

Et dans le noir, je pense. Je rĂȘve d’une vie plus simple. Mais je me rĂ©pĂšte aussi que je suis lĂ . Que je me bats. Que je fais de mon mieux.


Ce que j’aimerais dire

Si vous lisez ces mots et que vous ne vivez pas la mĂȘme chose
 sachez que votre amie, votre sƓur, votre collĂšgue, votre voisin qui vit avec une maladie invisible, donne dĂ©jĂ  tout ce qu’il peut juste pour tenir debout.

Et si, comme moi, vous vivez ça
 sachez que vous n’ĂȘtes pas seul·e.
On se bat ensemble. Un jour Ă  la fois.


đŸŒ· Prenez soin de vous.
Avec bienveillance,
StĂ©phanie –



3 rĂ©ponses Ă  Â«Â đŸŒ· Une journĂ©e dans ma peau »

  1. bonsoir ,

    je vous lis et suis depuis quelques jours et vos message me rende moins seul ,je vous comprend tellement

    je ressent tellement la mĂȘme chose

    je suis patronne d un salon de coiffure

    je dois ĂȘtre un exemple pour mes salariĂ©s

    pas toujours facile avec la sclérodermie

    toujours montrée que je vais bien surtout ne pas dire lorsque je souffre que je suis fatiguée

    je me sent vraiment seul mĂȘme au saint de ma famille j ai toujours Ă©tait une maman qui dĂ©chire ,une Ă©pouse qui pense pense a tout

    qui ne se pleins pas alors ont fait comme si je n avais rien

    et de vous lire me réconforte vraiment

    merci d avoir crée ce blog

    séverine

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    1. Bonsoir SĂ©verine, 🌾

      Merci du fond du cƓur pour votre message si touchant. Vos mots me vont droit au cƓur et me rappellent pourquoi j’ai créé ce blog : pour que personne ne se sente seul face Ă  la maladie.

      Je comprends tellement ce que vous ressentez
 cette fatigue invisible, ce rĂŽle d’exemple pour les autres, cette impression d’ĂȘtre forte pour tout le monde mais seule dans ses douleurs
 Vous n’ĂȘtes pas seule ici. Nous sommes nombreux et nombreuses Ă  traverser ces tempĂȘtes silencieuses et Ă  nous soutenir mutuellement.

      Vous avez une force immense, mĂȘme quand vous avez l’impression de flancher. Et je vous envoie toute ma tendresse et mon admiration pour la maman, l’épouse, la cheffe d’entreprise et la femme que vous ĂȘtes.

      N’hĂ©sitez jamais Ă  revenir commenter ou Ă©changer ici, vous avez votre place dans cette petite communautĂ©.

      Avec douceur et solidarité,
      💛 StĂ©phanie —

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  2. merci pour ce partage qui résonne en moi

    depuis 9 ans je vis avec une amie un peu envahissante qui m’a Ă©loignĂ© de personnes qui se disaient des amies je souris mĂȘme quand l’envie n’est pas lĂ  et je vis le plus normalement possible pour ne pas que cette amie me prive du peu de personnes encore prĂ©sente vraiment pour moi

    expliquer,se justifier c’est Ă©puisant et se sentir seule malgrĂ© un mari aimant et prĂ©sent un fils adorable et des parents en or est frustrant
incomprĂ©hensible pour moi

    ĂȘtre trop sensible parfois Ă©nervĂ© agace tout est dĂ©stabilisant et cette amie est si forte qu’elle en devient trop prĂ©sente 
 moi qui est perdue des amies celle ci je voudrais ne jamais l’avoir recentrĂ©e 
 belle soirĂ©e

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