đ La vĂ©ritĂ©, câest ça.
Je me lĂšve. Je fais semblant.
Je dis «âŻĂ§a vaâŻÂ».
Parce que câest plus simple.
Parce que personne ne veut vraiment savoir.
Parce que si je disais la vĂ©ritĂ©, je ferais peur. đ
La vĂ©ritĂ©, câest que jâai mal. Tout le temps.
Que mon corps hurle mĂȘme quand je me tais. đą
Que chaque geste coûte.
Que la fatigue nâest pas juste «âŻĂȘtre fatiguĂ©eâŻÂ».
Câest ĂȘtre vidĂ©e, jusquâĂ lâĂąme. đłïž
La vĂ©ritĂ©, câest que je souris pour ne pas pleurer. đđ§
Que je fais des blagues pour ne pas crier.
Que je serre les dents pour ne pas tomber. đ«„
Et toi, qui me regardes, tu ne vois rien.
Tu crois que je suis paresseuse.
Tu crois que je dramatise.
Tu crois que je choisis.
Mais dis-moi, toiâŠ
Tu choisirais de vivre çaâŻ? â
Tu choisirais ce corps qui te trahit�
Ces nuits sans sommeilâŻ? đ
Ces journĂ©es sans finâŻ? âł
Ces larmes que tu ravales pour ne pas inquiĂ©terâŻ? đ§
Non. Personne ne choisirait ça.
Alors je me tais.
Parce que je suis fatiguĂ©e dâexpliquer.
Parce que je suis fatiguĂ©e quâon ne comprenne pas.
Parce que je suis juste⊠fatiguĂ©e. đ«
Et pourtant je continue.
Parce que je nâai pas le choix.
Parce que câest ça, vivre avec la douleur.
Se lever. đ
Sourire. đ
Et se battre. đȘ
MĂȘme quand personne ne voit. đ
MĂȘme quand personne nâĂ©coute.
MĂȘme quand on est seul.e. đ«
Si tu te reconnais⊠sache que moi, je te vois. đïžđ
Et on est deux.




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