
Hier, je suis allée au zoo avec mon petit-fils.
Franchement⊠câĂ©tait magique.
Le voir courir partout, sâĂ©merveiller devant les animaux, me prendre la main pour mâemmener voir « encore un autre »âŠ
Ăa mâa fait un bien fou.
Pendant quelques heures, jâai oubliĂ©.
Oublié la fatigue, les douleurs, tout le reste.
JâĂ©tais juste lĂ , avec lui.
Et ça⊠ça nâa pas de prix â€ïž
Mais en rentrantâŠ
Je me suis effondrée.
Pas dans le sens oĂč je me suis mise Ă pleurer, nonâŠ
Mais mon corps, lui, il a lùché.
Fatiguée comme rarement.
Vidée.
ĂpuisĂ©e.
Comme si tout ce que jâavais donnĂ© dans la journĂ©eâŠ
je le payais dâun coup.
Et ça, câest quelque chose que les gens ne voient pas.
Ils voient la sortie.
Le sourire.
Les photos peut-ĂȘtre.
Mais ils ne voient pas lâaprĂšs.
Le moment oĂč tu nâas plus dâĂ©nergie, oĂč mĂȘme parler devient difficile.
Avec une maladie invisible, câest souvent comme ça.
Tu vis un beau momentâŠ
et derriĂšre, ton corps te rappelle Ă lâordre.
Parfois, on se demande mĂȘme :
« Est-ce que ça vaut le coup ? »
Et la réponse est oui.
Toujours oui.
Parce que ces moments-lĂ âŠ
ce sont eux qui nous font tenir.
Oui, je suis fatiguĂ©e aujourdâhui.
Oui, je vais mettre du temps à récupérer.
Mais hierâŠ
jâai vĂ©cu quelque chose de beau.
Et ça, personne ne pourra me lâenlever.
Alors aujourdâhui, je me repose.
Sans culpabiliser.
Parce que jâai compris une chose :
Je prĂ©fĂšre ĂȘtre fatiguĂ©e dâavoir vĂ©cuâŠ
que vide de ne rien avoir fait.
âïž mavieautoimmune.fr



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