
Ces fatigues et douleurs invisibles, puf…
“Tu en fais trop”
On l’a toutes et tous entendu, non ?
Cette petite phrase qui tombe comme un couperet.
Tu es fatiguée ? → “Tu en fais trop.”
Tu as mal ? → “Tu en fais trop.”
Et toi, tu souris, mais à l’intérieur tu penses : si seulement tu savais…
Ces douleurs qu’on ne voit pas
De l’extérieur, rien ne se voit. Pas de plâtre, pas de cicatrice, pas de trace. Alors les gens croient qu’on exagère.
Mais la vérité, c’est que ces douleurs invisibles, elles sont là du matin au soir.
Pas besoin de courir un marathon : parfois juste sortir du lit, préparer un repas ou même rester debout dix minutes… et hop, le corps lâche.
Allez, courage !
Ah oui, l’autre phrase culte. “Allez ! Tout le monde est fatigué.”
Oui mais… pas comme ça.
Pas cette fatigue qui te cloue au canapé, qui vide la tête et les jambes. Pas cette fatigue qui arrive même après une nuit complète.
Pas cette fatigue qui fait que ton corps dit stop, alors que ta tête veut avancer.
Comment leur faire comprendre ?
👉 Parce qu’on a beau dire, parfois les mots ne suffisent pas. Alors voilà quelques pistes pour que l’entourage saisisse un peu mieux :
- Utiliser des images simples
On le sait : “fatigue chronique” ou “douleur auto-immune” ne veulent rien dire pour celui qui n’a jamais vécu ça.
Alors il faut frapper avec des comparaisons concrètes :
La batterie : “Tu vois ton téléphone quand il reste bloqué à 20 % ? C’est moi, tous les jours.”
Le sac de pierres : “Imagine que tu portes un sac à dos rempli de cailloux du matin au soir.”
Le marathon : “Une simple douche, pour moi, c’est ta séance de sport.”
Ces images font souvent tilt plus vite que de longs discours.
- Mettre des limites claires
Il ne s’agit pas de se justifier pendant trois heures. Une phrase simple suffit :
“Je ne peux pas aujourd’hui, mon corps me dit stop.”
“Si j’insiste, demain je serai clouée au lit.”
“Ce n’est pas un choix, c’est un symptôme.”
Le dire calmement, sans s’excuser, change déjà beaucoup.
- Proposer une alternative
Dire non, c’est difficile. Alors autant l’accompagner d’un “oui, mais autrement” :
“Je ne peux pas marcher longtemps, mais viens boire un café à la maison.”
“Pas de sortie ce soir, mais demain après-midi un petit moment tranquille, oui.”
“Je ne peux pas t’accompagner, mais je peux t’aider à organiser.”
C’est montrer qu’on est présent, mais à notre façon.
- Glisser un peu d’humour
Parfois, une blague vaut mieux qu’un débat :
“Non je ne dors pas pour le plaisir, je recharge ma batterie low-cost.”
“Je ne suis pas feignante, je suis en mode économie d’énergie.”
“Attention, je roule en version limitée, pas en turbo !”
Ça dédramatise, ça fait sourire… et le message passe quand même.
- Être clair une bonne fois
Il y a des moments où il faut dire les choses simplement :
“Ce n’est pas dans ma tête, ce n’est pas parce que je veux rester au lit. C’est mon corps qui m’impose une pause. Plus je force, plus ça empire.”
Ça ne convaincra pas tout le monde, mais au moins, c’est posé.
Et nous, dans tout ça ?
On s’adapte.
On apprend à dire non.
On garde un peu d’humour, parce que sinon… ce serait trop lourd.
Et surtout, on arrête de culpabiliser : parce que non, on n’en fait pas trop. On fait déjà un miracle chaque jour.
👉 Et vous, quelles phrases entendez-vous le plus souvent ?
Et surtout… comment vous les retournez avec vos mots pour que les autres comprennent un peu mieux ?


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