Ce matin, je me suis demandĂ© comment jâallais.
Pas juste «âŻĂ§a vaâŻ?âŻÂ» comme on dit pour ĂȘtre poli.
Non. Je me suis vraiment demandĂ©âŻ: comment je vais, moi ?
Et toi qui me lis⊠comment tu vas ?
Pas la version que tu réponds aux autres. La vraie version.
Parce quâon ne va pas se mentirâŻ:
On est fatigués.
On en a marre dâavoir mal.
On est Ă©puisĂ©s de toujours devoir expliquer ce quâon vit⊠et de sentir quâon nâest jamais vraiment compris.
On en a assez de sourire quand dedans ça brûle.
Assez dâentendreâŻ: «âŻĂ§a ne se voit pas, alors ça ne doit pas ĂȘtre si graveâŠâŻÂ»
Assez de devoir faire semblant dâaller bien pour ne pas dĂ©ranger les autres.
On est lĂ .
Avec ce corps qui nous trahit.
Avec ces pensées qui parfois deviennent trop lourdes.
Avec cette solitude qui sâinstalle mĂȘme quand on nâest pas vraiment seul.
On est lĂ .
Fatigués. Mais encore debout.
Ă tenir pour ceux quâon aime.
Ă trouver un peu de lumiĂšre dans un rayon de soleil, dans une fleur, dans un silence apaisant.
Ă sâaccrocher Ă des petites choses, parfois invisibles aux yeux des autres.
On est lĂ .
Ă continuer de respirer.
Ă continuer dâespĂ©rer.
MĂȘme quand ça fait mal.
MĂȘme quand tout semble noir.
Parce quâon nâa pas le choix. Parce quâon est plus forts quâon ne croit.
Alors aujourdâhui, je voulais juste Ă©crire ça.
Pour toi qui vis la mĂȘme chose.
Pour toi qui te reconnais dans ces mots.
Tu nâes pas seul.
On est là . Tous. Ensemble. à notre façon.
Fatigués. Mais encore là .
Et ça, câest dĂ©jĂ une victoire.
Avec toute ma tendresse,
StĂ©phanie đ·



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