On connaît tous ce moment.
On attend. On espère presque, bizarrement, qu’enfin… « ça se voie ».
Qu’enfin une prise de sang montre quelque chose. Qu’un scanner crie au monde que ce n’est pas dans notre tête.
Parce que la douleur, elle, est bien là. La fatigue, elle, est bien là. La peau abîmée, les nuits hachées, le cœur lourd… eux sont bien là.
Et puis le médecin revient avec un sourire poli :
— « C’est normal. Tout est normal. »
Et nous, on ravale notre colère. On sourit pour la forme. Et à l’intérieur, on hurle.
Parce que ces fichues analyses normales ne racontent pas tout.
Elles ne disent pas les jours sans force. Elles ne disent pas les larmes silencieuses. Elles ne disent pas la dignité qu’on garde debout.
Alors oui, peut‑être que sur le papier, tout semble normal.
Mais moi, dans ma peau, dans mes os, dans mon souffle… rien n’est normal.
Et je voudrais juste que quelqu’un le voie.
À toi qui me lis et qui comprends, sache que tu n’es pas seul(e).
Nous sommes nombreux à attendre qu’on nous croit. À espérer qu’un jour, enfin, les analyses ne nous fassent plus passer pour des menteurs.
📝 Et parce que vaut mieux en rire parfois…
Le gars du labo me connaît tellement qu’il a failli me souhaiter mon anniversaire la dernière fois… j’y vais plus souvent qu’au supermarché. À force, je crois qu’ils m’ont mise dans la catégorie “cliente fidèle”, carte de fidélité et tout 😅.
Et puis il y a ceux qui me regardent et me disent “Non mais franchement, on dirait pas que t’as quelque chose…” Ah oui ? C’est vrai, faut être un peu fou pour penser que je peux souffrir avec cette tête. Promis, la prochaine fois je viens en pyjama et cheveux en bataille, pour coller au cliché 🙃.
En attendant, on se serre les coudes. Parce qu’entre nous, on sait.
Et ça… ça vaut plus que toutes les analyses du monde 🌷



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