Je crois que le jour oĂč jâai pris un stylo pour Ă©crire ce que je ressentais vraiment, quelque chose en moi a changĂ©.
Pour la premiĂšre fois, mes douleurs avaient des mots.
Pour la premiĂšre fois, je ne me sentais plus seulement un corps qui souffre, mais une personne qui parle, qui raconte, qui existe.
Quand on garde tout Ă lâintĂ©rieur
Pendant longtemps, jâai tout gardĂ© pour moi.
Mes douleurs. Mes peurs. Mes doutes.
Je ne voulais pas déranger, pas inquiéter, pas passer pour celle qui se plaint tout le temps.
Alors je souriais.
Et je me taisais.
Mais à force⊠on étouffe.
Il y a des jours oĂč jâavais juste envie de crier.
Et Ă la place⊠jâai Ă©crit.
Ăcrire pour se libĂ©rer
Je me souviens encore de cette premiĂšre page.
Jâai Ă©crit ces trois mots qui tournaient en boucle dans ma tĂȘte depuis des semaines :
Je suis fatiguée.
Et tout est sorti.
Les nuits blanches.
Les douleurs qui ne me laissent jamais tranquille.
Le sentiment dâĂȘtre incomprise.
La peur de ce que sera demain.
La colĂšre contre mon propre corps.
Tout.
CâĂ©tait comme si, en les posant sur le papier, je dĂ©posais enfin ce poids ailleurs, hors de moi.
Et jâai pleurĂ©.
Mais câĂ©tait un bon genre de larmes. Celles qui font du bien.
Pourquoi écrire ?
Parce quâĂ©crire soulage.
Parce quâĂ©crire aide Ă voir plus clair.
Parce quâĂ©crire permet dâoser dire ce quâon nâarrive pas Ă dire Ă voix haute.
Et surtout⊠parce quâĂ©crire rappelle quâon est toujours lĂ .
Aujourdâhui, jâai toujours un carnet Ă portĂ©e de main.
Un joli carnet juste pour moi, pour mes maux, pour mes mots.
Je le remplis Ă ma façon. Parfois avec des phrases. Parfois avec des dessins. Parfois juste avec un « aujourdâhui, câĂ©tait dur ».
Et ça suffit.
Et toi ?
Si toi aussi tu te sens parfois submergé(e), prends un stylo.
MĂȘme si tu crois que ça ne changera rien.
MĂȘme si personne dâautre ne le lit.
Ăcris juste.
Dis tout ce que tu retiens.
Et respire.



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