
« Je sais que quelque chose ne va pas⊠mais tout me dit que je vais bien. »
Je crois que tout a commencĂ© par une fatigue Ă©trange. Pas juste un coup de mou. Une vraie fatigue, profonde, qui ne part pas avec le repos. Puis il y a eu ces petites douleurs ici et lĂ . Rien de spectaculaire, mais assez pour me dire : « Ce nâest pas normal. »
Jâen parle autour de moi, un peu. Je consulte. Une prise de sang. Rien dâalarmant.
Alors on me dit :
âVous ĂȘtes stressĂ©e.â
âCâest la mĂ©nopause.â
âCâest sĂ»rement dans votre tĂȘte.â
Et pendant ce temps-lĂ , mon corps continue Ă envoyer des signaux.
Ma tĂȘte est brouillĂ©e. Mon Ă©nergie chute. Ma peau change. Mes articulations me rĂ©veillent la nuit.
Mais je continue. Parce quâil faut bien vivre. Parce que je ne veux pas dĂ©ranger. Parce que je doute de moi.
Les mois passent⊠et toujours pas de nom
Je vois des médecins, je fais des examens, je ressors souvent avec un sourire poli mais aucune réponse claire.
Câest lĂ que commence lâerrance.
Ce moment oĂč tu sens que quelque chose clocheâŠ
Mais oĂč aucun professionnel ne pose de mots dessus.
Ce moment oĂč tu te sens seule avec ton ressenti, comme si tu devenais folle.
Jusquâau jour oĂčâŠ
Un jour, un mĂ©decin a pris plus de temps. Il mâa regardĂ©e autrement.
Il a parlĂ© de maladie auto-immune. CâĂ©tait un choc, mais aussi un soulagement.
Je me suis dit : âEnfin quelquâun qui me croit. Enfin quelquâun qui cherche.â
Pourquoi jâĂ©cris tout ça ?
Parce que je sais que je ne suis pas la seule.
Parce que si toi aussi tu ressens quelque chose sans avoir de rĂ©ponses⊠tu nâes pas folle.
Tu as le droit de dire âje ne vais pas bienâ mĂȘme quand les examens disent le contraire.
đŹ Lâerrance mĂ©dicale, câest souvent la premiĂšre Ă©tape dâun long parcours. Mais ce nâest pas la fin. Câest le dĂ©but de ton histoire, et tu nâes pas seule.


đŹ Cet espace est aussi le vĂŽtre. Si mes mots vous parlent, si vous avez envie de rĂ©agir ou de partager votre vĂ©cu, nâhĂ©sitez pas Ă laisser un commentaire. Je vous lis toujours avec le cĆur. â€ïž